UNSA Déclaration au CTDS Marne
Madame la Directrice Académique, Mesdames, Messieurs,
Enfin des créations de postes
La restitution de 1000 postes dès la rentrée 2012 dans le premier degré était une promesse de campagne du candidat Hollande. Le Président Hollande l’a tenue.
Pour notre département cela donne 5 postes.
C’est bien évidemment peu mais avec 1000 postes pour la France ce n’est pas étonnant. Et c’est surtout préférable aux retraits massifs, érigés en dogme, qui ont été le lot de la dernière décennie avec une mention spéciale au quinquennat sarkozyste qui avait mis en place une politique de casse de la Fonction Publique en général, et de l’Education Nationale en particulier.
Il faudra au minimum cinq années pour refaire ce qui a été brisé.
Aussi pour notre Fédération ces 5 postes sont un début, modeste certes, mais début de reconstruction.
Reconstruction qui appellera obligatoirement d’autres créations dont la Marne a cruellement besoin.
Mais ces créations ne doivent pas concerner uniquement les enseignants du 1er et du 2nd degré. L’UNSA-Education n’oublie pas les catégories dont le Ministre ne parle pas.
Nos collègues administratifs, de laboratoires ou santé-sociaux ayant eux aussi été victimes de la politique précédente devront également être concernés par les futures créations ; il en va de l’équité et de la reconnaissance du travail effectué par ces collègues. Nous y veillerons.
Concernant la finalisation de la carte scolaire 1er degré en vue de préparer la rentrée, nous vous demandons, Madame la Directrice Académique de procéder immédiatement à l’ouverture de postes dans les écoles où l’ouverture était conditionnelle, afin de permettre aux collègues en place d’avoir une meilleure lisibilité sur leur rentrée.
D’autre part, vu le contexte d’allègement de la pression ministérielle sur les postes, l’UNSA-Education Marne demande que les allègements de service accordés jusqu’à présents aux élus du personnels et supprimés lors de l’élaboration de la carte scolaire 1er degré soit rétablis dès la rentrée prochaine. Nous notons l’affirmation d’un dialogue social constructif, ceci y participerait.
Autre dossier suivi de très près par notre fédération : les AVS et les EVS
Pour le SE-UNSA et l'UNSA, tout doit être mis en œuvre pour le réemploi des EVS et des AVSi en contrat aidé et pour éviter les périodes de ruptures entre ces contrats. Les personnels actuellement en attente sont très inquiets : la précarité est leur quotidien, et c'est insoutenable .Nous rappelons que le nombre d'EVS n'est pas à la hauteur du nombre d'écoles en demandant, et qu'il est pour nous nécessaire d'aller vers la pérennisation de ces emplois administratifs et d'accompagnement des personnes handicapées en utilisant des supports de postes de titulaires formés.
Enfin, concernant la finalisation de la rentrée dans le 2nd degré.
Le Se-UNSA Marne déplore une fois de plus la multiplication des BMP, CSD et CSR environ 250 dont un BMP de 36 h (équivalent de deux postes) en lettres modernes au collège d’Aÿ.
Rien qu’en BMP on avoisine les 150 contre une centaine en 2011. De surcroît ces BMP, à l’exception des 36 heures au collège d’Aÿ, semblent de plus en plus souvent correspondre à un petit nombre d’heures, obligeant alors les collègues à enseigner sur trois établissements.
Quant aux compléments de service donnés, ils dépassent la centaine, mélangeant allègrement collèges et lycées, voire LP et débordant parfois sur un autre département, (collège de Rimogne en physique, de Nogent sur Seine en arts plastiques et de Romilly sur Seine en techno). Si les deux collègues qui effectuent un CSD dans l’Aube se trouvent dans le sud-ouest marnais, donc relativement pas trop éloignés, que dire du collègue enseignant la physique à Cormontreuil et qui va effectuer moitié de son service au collège de Rimogne, à 87 km et 1h11 de trajet.
Certes on nous dira que les temps sont durs et qu’il ne faut pas gaspiller les moyens, mais qu’on pense également au temps gaspillé par ces collègues sur les routes et aux dépenses de trajet qu’ils vont engager, sans même tenir compte des risques liés à la circulation.
Hier Monsieur le Recteur disait au CTA qu’il ne fallait pas raisonner qu’en quantitatif mais aussi en qualitatif… Et si nous commencions dès à présent ?