CDEN de la Marne: 15 février 2013

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Carte scolaire : CDEN du 15 février 2013
  • Le CDEN a eu lieu ce 15 février au matin.

Ci dessous l'ensemble des mesures de la carte scolaire en téléchargement ci-dessous.

La DASEN est revenue sur quelques situations et a ouvert plus de classes.

 

 

PLUS DE FERMETURES à

Maternelle DANUBE REIMS

Primaire ST REMY EN BOUZEMONT

Elémentaire ZOLA REIMS

Elémentaire FERE CHAMPENOISE

 

OUVERTURES FERMES et non plus à surveiller

Maternelle POMMERY REIMS

Elémentaire MAIRY SUR MARNE

 

Déclarations de l'UNSA Education :

CDEN du 15 février 2013

Déclaration de l’ UNSA Education

 

 

 

 

Monsieur le Préfet,

Madame la Directrice Académique,

Monsieur le président du Conseil général

Mesdames, messieurs

 

 

Avant de poursuivre avec notre déclaration liminaire au titre de l’UNSA Education,  nous allons vous donner lecture d’un courrier au Ministre Vincent Peillon, courrier que nous lui avons remis hier lors de sa visite à Reims.

 

Ce courrier est un témoignage d’enseignants professeurs des écoles, ayant souhaité se mettre en grève ce mardi 12 février. Plutôt que les inciter à se joindre à ceux qui refusent tout,  et ici, la Loi d’orientation pour la Refondation de l’Ecole, le SE-UNSA Marne les a appelés à une action complémentaire plus constructive : celle de s’adresser directement au ministre.

 

A la lecture de leurs expressions, empreintes d’inquiétudes légitimes sur les délais de mise en place de la réforme des rythmes  et sur leurs conditions de travail, on peut noter leur demande d’une meilleure communication et surtout de pouvoir réfléchir ensemble , mutualiser, et approfondir des sujets  de fond comme les programmes, la formation, l’organisation cohérente de tous les temps de l’enfant.

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Voici donc cette lettre du SE-UNSA au ministre :

(Lecture de la lettre)

                                                                                            à Monsieur Vincent PEILLON,

                                                                                            Ministre de l’Education Nationale

 

 

                               Monsieur le Ministre,

 

Le SE-UNSA, comme vous le savez, n’a pas appelé à la grève nationale le 12 février 2013.  

Cependant, pour un certain nombre de nos collègues professeurs des écoles, la grève représente un moyen incontournable d’expression. Nous avons donc proposé à ces collègues de s’exprimer directement en élaborant ce courrier à votre attention. Voici les témoignages de ces enseignants du premier degré de la Marne, concernant la réforme des rythmes scolaires:

 

« Tout ça pour ça ! C’est pour moi, une grande déception. On a raté une belle occasion pour changer l’organisation du temps scolaire.  On est resté dans les mêmes contraintes. Quel dommage de ne pas avoir osé plus. Une véritable rupture était nécessaire, et pourquoi pas en reprenant du temps sur les grandes vacances, ce qui aurait donné de l’air. »

 

« Je m’attendais à être associée à une grande réflexion, sur une organisation pédagogique qui vise vraiment à améliorer la qualité de vie des élèves  et je pense qu’on va passer à côté de ça  »

 

« On a peur que le décisionnel nous échappe. Il nous semble indispensable de repréciser le rôle de chacun. »

 

« C’est une belle occasion de réfléchir à l’aménagement du temps de l’enfant pour déboucher sur une belle réforme, issue des « gens du terrain ».  Mais c’est une réforme à faire sur la durée. »

 

« Nous ne ressentons pas toujours les élus en phase avec nous. On a donné un pouvoir décisionnel à d’autres personnes. Les élus de ma commune  ne connaissent pas nos conditions de travail et pourtant ce sont ces élus qui vont décider pour nous. »

L’école élémentaire, l’école maternelle sont différentes des autres «collèges–lycée », ces spécificités seront-elles prises en compte ?

 

Qu’est-ce qu’on veut mettre dans ces temps périscolaires ? Les temps calmes, tout aussi importants que les temps d’activité pour l’épanouissement des enfants, pourront-ils être proposés ? Les conditions de locaux le permettront-elles ? »

 

« Trop de flou entoure ce PEDT, sa mise en œuvre, son contrôle, ses objectifs. Il y  a une hypocrisie à vouloir que l’éducation nationale s’empare de ces PEDT qui sont de la compétence des communes, et de  la Jeunesse et des sports. Il manque le lien qui permettrait une articulation école-périscolaire cohérente. »

 

« J’ai été choquée par l’augmentation des taux d’encadrement des animateurs. Jusque 18 enfants possibles au lieu de 14, cela va dégrader la qualité d’accueil des enfants »

 

« J’ai l’impression que chacun veut faire SA réforme : la réforme du parent, de l’élu, de l’enseignant ... Chacun y voit midi à sa porte. Comment pourrons- nous lier tout cela ? «   

 

« On se sent pressés par les communes, par le temps, les dates butoirs »

 

« Il faudrait pouvoir mutualiser toutes les réflexions et les expériences : il faut s’appuyer sur l’expérience des départements à 4,5 jours depuis longtemps et les bourgs qui ont déjà une organisation du périscolaire expérimentée et bien assise »

 

« La mairie fera payer le périscolaire. Alors, qu’en sera-t-il de l’APC, si les élèves sont inscrits à une activité périscolaire qu’ils auront payée, il y aura concurrence   Comment  un projet d’APC peut-il être scolairement cohérent puisque le cadre reste le volontariat des familles. »

 

« Nous avons besoin d’une information plus précise, plus concrète sur le calendrier à venir de la réforme en général :

 

  • Les nouveaux programmes : quand seront-ils appliqués ? Aurons-nous notre mot à dire ? Serons-nous consultés ?

 

  • Je ne vois pas d’annonce de maîtres supplémentaires dans mon école.

 

  • La formation des enseignants ? Nous notons avec  satisfaction la création des nouvelles écoles ESPE mais aurons-nous encore droit à de la formation continue, des congés de formation. Nous nous posons beaucoup de questions sur la formation à distance. »

 

« Cette auto-formation m’aidera-t-elle dans ma pratique de classe ? J’ai besoin de rencontrer mes collègues pour mutualiser, échanger nos pratiques. Sur quels temps ?  Je n’ai pas non plus envie d’avoir des semaines à rallonge.  Je n’ai pas l’impression de compter mon temps pour l’école, je donne beaucoup de mon temps personnel. »

 

« Personnellement, j’aurai 60 euros de crèche en plus par mois. J’attends du nouveau gouvernement la prise en compte de cette diminution de mon pouvoir d’achat. Mon salaire a encore baissé ce mois-ci»

 

« J’entends parler de l’ISOE pour les enseignants du premier degré. Pour moi c’est indispensable. Si je comprends bien que cette nouvelle dépense dans le budget ne peut pas se faire du jour au lendemain, là encore j’attends de mon ministre des annonces « fermes » qui me donneraient des perspectives. »

 

« Oui, nous avons fait grève aujourd’hui, mais pour tirer le signal d’alarme. Nous ne sommes pas contre cette Loi. Nous avons tellement attendu de changements. Nous voudrions être sûrs que cette réforme atteigne son but au service des élèves. »

 

 

Monsieur le Ministre, nous espérons que vous entendrez ces paroles, celles des « gens de terrain », professionnels et soucieux des enfants. Elles portent de l’inquiétude bien sûr, mais surtout de l’ambition constructive, dans l’intérêt de nos élèves en tout premier.

 

Au nom des enseignants de ce département, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de mes respectueuses salutations,

 

 

Aline GEERAERTS

 

…….suite de la déclaration ………

 

Mesdames messieurs, nous sommes tous partenaires de l’école, il nous semblait important qu’autour de cette table chacun puisse entendre ces paroles : elles démontrent bien que les enseignants sont des professionnels désireux d’aller de l’avant !

Oui La loi d’orientation présentée par le ministre Vincent Peillon est une première étape de rupture avec la précédente loi d’orientation de 2005.

Oui, nous avons des signes de ce changement, en renforçant la continuité éducative entre l’école et le collège et en faisant d’un socle commun aux contenus et à l’évaluation repensés, la colonne vertébrale de la scolarité obligatoire.

Oui nous avons des signes de ce changement, en recréant les conditions d’une véritable formation professionnelle des enseignants.

Oui nous avons des signes de ce changement, en prévoyant la création de 60000 postes sur le quinquennat

Mais …

La réforme des rythmes n’est pas, pour l’heure, le grand changement attendu et espéré par tous, le calendrier de sa mise en place parasite l’objectif à atteindre. L’avis des Conseils d’école est pour nous indispensable, mais au-delà devant l’ampleur du chantier qui s’ouvre, l’ensemble des partenaires devra s’entendre pour le bien des enfants.

L'indispensable reconstruction des RASED est malheureusement absente de la Loi, les programmes qui auraient dû être revus en même temps que l’organisation de la semaine, ne le seront qu’en 2014, la direction d'école n'est qu'à peine abordée, l’avenir de l’éducation prioritaire est très flou…

Alors que la mise en œuvre chaotique de la réforme des rythmes scolaires cristallise l’exaspération des enseignants qui ont encaissé déconsidération professionnelle et dégradation économique pendant 5 ans, il est plus que temps de leur adresser les signes tangibles du changement tant espéré.

Oui, nous aurons des signes de ce changement si le ministre accepte rapidement de prendre en compte les légitimes revendications financières des professeurs des écoles (ISOE et augmentation significative du quota Hors classe), la revalorisation plus généralement des fonctionnaires et l’abandon du jour de carence.

Oui, la priorité à l’école primaire réaffirmée dans la loi, le plus de maîtres que de classes, la scolarisation renforcée des moins de trois ans, sont des signes de changement. Mais cette année, dans notre département, la trop faible dotation en postes (+ 6 pour +287 élèves) ne permet pas la mise en œuvre ambitieuse de ces dispositions. Nous le regrettons fortement et espérons que dès l’an prochain, la dotation en postes sera à la mesure des réels besoins de notre département.

Cette priorité donnée à l’école primaire ne doit pas occulter les besoins non moins importants des collèges et des établissements du 2nd degré en général.

La volonté d’une articulation renforcée de l’école et du collège comme fondement de la scolarité obligatoire nécessitera que le ministre n’oublie pas qu’il devra rapidement s’atteler à l’amélioration des conditions de travail des enseignants et des élèves dans les collèges en général. Cela passera immanquablement par une dotation de postes en augmentation.

 Il conviendra également, de repenser conjointement le contenu du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, les programmes et l’articulation avec le livret de compétences.

Pour l’UNSA Education c’est Oui au changement POUR la réussite des élèves mais POUR et AVEC les personnels !

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Publié dans Education

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