Communiqué du SEP-UNSA

Publié le par unsa-education-marne.over-blog.org

 SEP

Le renoncement, c’est maintenant ?

Le Syndicat de l’Education Populaire a rencontré dans le cadre d’une délégation UNSA-Education la Ministre des Sports, de l’Education Populaire, de la Jeunesse et de la Vie Associative.

Les mandats portés étaient clairs : un travail en pôle interministériel éducatif, la sortie de la gestion de la DRH des ministères sociaux, et un Comité Technique SJEPVA

En somme tous les instruments pour piloter un navire actuellement à la dérive.

Si on retient une réaffirmation de nos missions éducatives, sur les deux derniers points qui sont pour nous des préalables à la possibilité de mise en œuvre de toute politique, c’est une grande déception qui prédomine. Ces questions sont repoussées aux calendes grecques.

 

Au moment où le Front National entre à l’assemblée nationale, les conditions pour la mise en œuvre d’une politique d’Education Populaire, attendue de longue date, ne sont pas réunies.

Si l’Education Nationale est annoncée comme une priorité la Jeunesse et l’Education Populaire vont rester les parents pauvres. On nous annonce clairement le respect des effectifs indicatifs et la poursuite de la réforme de l’Etat.

 

Sous le prétexte qu’on ne doit pas sortir brutalement de la gestion du secrétariat général des affaires sociales, on va, de fait, continuer à travailler dans les services dans une logique de réparation sociale. La seule brutalité que retient le SEP est celle qui s’est traduite par la destruction des missions éducatrices de l’Etat dans le champ de l’éducation non formelle.

 

Le SEP-UNSA regrette ce loupé historique vers lequel s’engage le gouvernement en renonçant à la mise en œuvre d’une politique éducative au sens large qui permettrait concomitamment de former l’homme, le travailleur et le citoyen. Le SEP demande le respect des engagements de campagne sur une conception d’une politique éducative au sens large et sur la création d’un pôle interministériel éducatif avec les conséquences que cela implique sur le plan de l’organisation administrative.

 

L’entrée dans le XXIème siècle en période de crise historique doit nous rappeler que la démocratie n’est pas un acquis mais qu’elle se construit.

Face au déficit démocratique, aux montées des idées d’extrême droite, à la casse du pacte républicain, aux attaques de la laïcité, il est temps de mettre en œuvre une véritable politique d’Éducation Populaire !

Publicité

Publié dans Education

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article