Université de REIMS, l'UNSA dans l'action
COMPTE RENDU DE L’AUDIENCE DU 26 JANVIER 2011
Le Président de l’Université a reçu, en présence de la Directrice des Ressources Humaines, de son adjointe, et du Directeur Général des Services Adjoint notre délégation intersyndicale le 26 janvier après midi.
Nous lui avons remis en séance la pétition signée par près des deux tiers du personnel, et nous lui avons demandé de bien vouloir revoir sa position sur l’application de la réévaluation ministérielle 2010 de 4.30 % des IAT et IFTS des personnels de l’AENES, et son élargissement à tous les autres personnels BIATOS.
Le Président a pris note de notre revendication, nous a longuement expliqué les problèmes financiers auxquels il est confronté, nous a fait part de son désir de parvenir à une gestion maîtrisée de sa masse salariale qui permettrait de répondre à nos attentes.
Néanmoins, il s’est avéré impossible lors de cette audience d’obtenir une garantie de résultat, ni même un calendrier de réalisation. Une nouvelle étude financière sera menée par les services centraux, incluant un rattrapage, et une seconde audience prévue dans un mois nous informera des solutions trouvées.
Le Président reconduit le groupe de travail PRIMES qui devra se pencher sur l’ensemble des primes dont celles de Formation continue.
La pétition remise, et le fait que notre délégation soit intersyndicale, ont indéniablement fait prendre conscience de l’ampleur du mécontentement de l’ensemble du personnel. La réponse apportée ce jour n’est pas à la hauteur de nos espérances, mais compte tenu du fait que nous n’avons pas noté de refus catégorique, nous attendrons, dans un mois, la présentation de l’étude qui sera menée.
Nous nous montrerons donc raisonnablement patients, mais inflexibles dans nos revendications. La Présidence a connaissance de l’attente de ses personnels, reste à savoir quelle réponse elle jugera utile d’apporter à cette légitime revendication.
A REIMS, le 7 février 2011
Les Secrétaires Académiques
Alain BARTHES - A&I-UNSA
Patrick JUPILLAT - SPURCA-CGT
Pierre CONRARDY - SGEN-CFDT
Françoise ELIOT - SNASUB-FSU
A L'université de Reims Champagne Ardenne, le passage aux RCE c'est :
- Une thésaurisation de 4 millions d'euros cette année, puis de 4 millions l'an prochain pour assurer un fonds de roulement de 14 millions permettant d'assurer la régularité des mises en paiements de nos salaires. De l'argent qui dort, à mettre en regard des difficultés des composantes et du gel de travaux d'entretien, mais qui ne suffit pas à justifier les décisions prises et l'absence de dialogue actuel.
- Une correction brutale de déséquilibres que nous avions dénoncés dans le passé (traditionnellement certaines dépenses du dernier semestre étaient réglées sur le premier trimestre de l'année civile suivante) : ceci aboutit de fait pour l'année 2011 à "faire tenir" des budgets de 16 mois en 12.
- Un "dialogue de gestion" entre l'Université et les composantes à sens unique : il n'y a pas de correspondance entre la vision "macro" de la présidence et l'analyse des besoins que les collègues font dans les départements et dans les bibliothèques à qui il manque 300000 euros pour assurer le maintien des abonnements et des acquisitions d'ouvrages.
D'où viennent les calculs de la présidence ?
- Une progression spectaculaire des primes qui dépassent plusieurs centaines de milliers d'euros. Il s'agit à la fois d'une progression très forte en niveau (pour quelques uns), et plus généralement d'une façon de rémunérer des tâches qui relèvent de l'activité normale d'enseignants-chercheurs ou de personnels. Ces tâches devraient être soit intégrables dans les services, soit rémunérées en heures complémentaires.
- Un gel des postes systématique qui poursuit celui de l'an dernier : cette année 17 postes d'enseignants chercheurs gelés, d'autres redéployés selon des logiques dont on a du mal à retrouver la cohérence pédagogique et sans correspondance avec les demandes des départements et les délibérations des conseils de gestion ; d'autres, enfin neutralisés pour assurer le paiement d'heures complémentaires : la présidence use systématiquement de ce qu'on appelle la fongibilité asymétrique (réduire la masse salariale de titulaires pour faire face à d'autres dépenses...).
- Un déni des conditions de travail des collègues administratifs et des tentatives pour opposer administratifs et enseignants en expliquant aux premiers que si leurs primes ont été gelées, c'est que les enseignants consommeraient trop d'heures complémentaires.
- Le refus de s'engager auprès des collègues vacataires ou titulaires qui commencent en ce début de 2ème semestre, des enseignements en heures complémentaires pour garantir le règlement des heures qu'ils entreprennent, et une volonté de réduire la masse salariale en comptabilisant les heures CM en TD, au mépris de la conception même des enseignements.
Les étudiants s’inquiètent aujourd'hui quant au maintien de leurs conditions d'études.
Les diminutions des volumes horaires alloués entraîneront une détérioration du niveau d’encadrement, et ne feront qu’encourager l’échec universitaire. Le service public d'enseignement supérieur a pour mission de garantir la réussite de tous, et ces mesures vont donc à l'encontre de ses missions.
Ne serait-il pas temps que la présidence écoute les étudiants, les enseignants, les enseignants-chercheurs et l'ensemble des personnels ?
Communiqué - SNESup - Sup Recherche UNSA - SGEN-CFDT -UNEF