Rencontre UNSA Éducation / Valérie Pécresse
Une délégation fédérale conduite par le secrétaire général* a été reçue jeudi 3 mars 2011 par Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
« L’autonomie n’est pas indépendance ».
La délégation UNSA Éducation a évoqué les difficultés rencontrées dans certains établissements d’enseignement supérieur qui confondent autonomie et exonération de toute contrainte règlementaire.
L’UNSA Éducation rappelé que l’autonomie administrative et pédagogique des établissements s’inscrivait dans un cadre juridique national et que le ministère devait assumer son rôle de régulation. La ministre a réaffirmé a plusieurs reprises qu’« autonomie ne veut pas dire indépendance ». Dans ce cadre, la délégation fédérale s’est vivement étonnée de la liberté que prennent certains présidents d’université quant à l’organisation d’élections pour le renouvellement de CTP (CT) d’établissement avant la date prévue du 20 octobre 2011.
Difficultés sur les dossiers statutaires, indemnitaires, « action sociale ».
La délégation UNSA Éducation a insisté sur les difficultés rencontrées en matière d’évolutions statutaires (Nouvel Espace statutaire en particulier), la délégation a rappelé ses exigences, fondées sur les textes, en matière de bilan social, de respect des instances de consultation, mais aussi d’action sociale. Elle a souligné les inégalités de situation concernant les régimes indemnitaires (y compris les personnels ITA). Le ministère a retenu le principe d’une remontée et d’une analyse des bilans sociaux.
Plan licence.
Un échange avec la ministre sur le plan licence a permis de rappeler la nécessité d’un meilleur encadrement avec la présence d’enseignants-chercheurs. La ministre a précisé que, dans son esprit, les pôles universitaires de proximité n’étaient pas synonyme de « centres universitaires de proximité », mais un moyen d’identification en vue de fournir par exemple des services aux étudiants (restauration et hébergement universitaire entre autres), même s’ils continuent à relever d’établissements différents (antennes universitaires, classes post-bac des lycées…).
« Mastérisation ».
La fédération a rappelé avec force les positions qui étaient les siennes sur la « mastérisation » et a souligné que le simple toilettage de l’année de « stage » après concours n’était pas une solution suffisante.
* La délégation comprenait Patrick Gonthier et Luc Bentz (fédération), Jean-Yves Rocca (A&I-UNSA), Jacques Drouet (SNPTES-UNSA), Christine Roland-Lévy (Sup’Recherche-UNSA).