Le SNMSU-UNSA et Sup'Recherche-UNSA communiquent

Publié le par unsa-education-marne.over-blog.org

SNMSU

 Communiqué du SNMSU-UNSA

Prévention des troubles des apprentissages des enfants de moins de 6 ans : la visite médicale obligatoire de l'école doit être réalisée dans le cadre scolaire

 La presse médicale rapporte la proposition de pédiatres et généralistes à propos d'une consultation spécifique pour dépister les troubles des apprentissages des enfants avec un "forfait santé publique" estimé à 150 euros.

Une expérimentation a révélé qu'il fallait aux praticiens en moyenne 54 mn pour réaliser cette consultation test alors rémunérée 55 euros. Il est en effet établi qu'en raison du manque de médecins de l'Éducation nationale, le taux de couverture des bilans de santé est actuellement trop bas. Cette intention louable de la part des pédiatres et généralistes montre bien l'intérêt des bilans réalisés par la santé scolaire, mais le médecin de l'éducation nationale a l'avantage de pouvoir s'appuyer sur un travail de collaboration avec l'équipe éducative scolaire, y compris avec les parents. Ce travail bénéficie d'ailleurs actuellement d'une nouvelle impulsion au sein de l'Éducation nationale.

Il est à noter qu'une expérimentation dans 3 départements sur les bilans de santé gratuits des 12-13 ans en médecine de ville n'avait au bout du compte concerné que peu d'enfants, la plupart déjà bien suivis médicalement, ce qui peut être intéressant mais pas suffisant.

La prévention des troubles des apprentissages ne se limite pas à la "mallette" créée à l'intention des praticiens libéraux par le ministère de l'Éducation nationale. Même si les médecins de l'Éducation nationale, qui ont reçu une formation à l'Ecole des hautes études de santé publique sont prêts à former les jeunes médecins et internes, y compris à la prévention spécifique des troubles des apprentissages, il s'agit en premier lieu de donner à la médecine scolaire les moyens d'assurer ses missions auprès de tous les enfants à l'école ! Cela permettrait que certains ne soient pas exclus de l'accès aux bilans de santé, notamment ceux qui ne peuvent recourir correctement au système de soins.

Où est la politique globale de rénovation et de renforcement de la médecine scolaire préconisée par le Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques ?

 

Sup R

Communiqué de Sup’Recherche-UNSA

Budget 2012 : Sup’Recherche UNSA dénonce les truquages du budget pour l’Enseignement supérieur et la Recherche

 

Sup’Recherche-UNSA a décidé de boycotter le CNESER du 16 janvier 2012.

En effet, c’est la troisième année consécutive que l’examen des répartitions des dotations est reporté au mois de janvier, sans que nous ne disposions des documents, si ce n’est par un envoi incomplet - dans la nuit de samedi à dimanche. Sup’Recherche-UNSA dénonce l’attitude du ministère, qui a privé une nouvelle fois le CNESER de son rôle d’instance de concertation et de débat.

 

En apparence, il y aurait une augmentation moyenne du budget 2012 de 1,5% par rapport à 2011. Sur les 140M€ « en plus », 82% est de la masse salariale transférée (pas nouvelle !). Il n'y a que 1.2% d'augmentation de fonctionnement (soit moins que l'inflation 2011 de 2.1%), 0% d'investissement, pas de mise en sécurité. Il n'y a pas d'augmentation salariale des personnels.

 

Si on en croit les chiffres du ministère, la part fonctionnement (26% du total) n'a augmenté cette année que de 1.2% alors que sur 5 ans les chiffres du ministère indiquent 24.8%. Si on retranche ces 1.2% et que l'on divise par 4, on arrive à 5.9% en moyenne en 4 ans. Le budget de fonctionnement a donc été divisé par 5 en 2012 par rapport aux 4 années précédentes.

 Ainsi, le budget 2012 est un budget de régression, et plusieurs universités ne percevront aucune augmentation, ce budget ne permettra donc même pas le fonctionnement courant des établissements.

Des dizaines d’universités sont déjà en grande difficulté : gels d’emplois, restrictions budgétaires, réduction des heures d’enseignement… La sanctuarisation des emplois affirmée par le ministère n’est qu’un leurre : confrontés à une sous-dotation chronique, de plus en plus d’établissements sont contraints de geler des emplois pour combler des déficits dont ils ne sont pas responsables.

 Sup’Recherche-UNSA dénonce les truquages du budget 2012 de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’augmentation du budget divisée par cinq...

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Publié dans Santé

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