Formation des enseignants : des difficultés aujourd'hui, une catastrophe demain ?

Publié le par unsa-education-marne.over-blog.org

 

 

Enseignement La formation des enseignants est un enjeu majeur pour l’avenir du système éducatif de notre pays. Or, la mise en oeuvre de la mastérisation confirme les craintes de la fédération UNSA Éducation et de ses syndicats concer-nés par le dossier (SE-UNSA, SEA-UNSA, Sup’Recherche-UNSA, SI.EN-UNSA, SNIEAP-UNSA, SNPDEN-UNSA, A&I-UNSA, SNPTES-UNSA). Les ministres successifs et leurs alliés ont mis en place un dispositif ingérable, contraire aux intérêts des élèves, des étudiants et des enseignants, mais de nature également à déstabiliser sensiblement le fonctionnement des établissements.

En imposant la responsabilité de classe à de jeunes collègues non formés — personne n’est dupe du simulacre de formation dispensé à la rentrée — les ministres les ont placés en situation de détresse en les contraignant à assumer une charge de travail démesurée. Plus grave, ils mettent toute une population d’élèves en situation de non-apprentissage, voire de souffrance.

Avec l’annonce prochaine des résultats des concours, de nouvelles difficultés, annoncées elles aussi, se dessinent. Se fondant sur le nombre effectif de candidats présents aux épreuves d’admissibilité, le site Educpros.fr* annonce des taux de réussite inégalés malgré la baisse du nombre de postes, en raison de l’effondrement du nombre de candidats : 18 000 contre 40 000 l’année précédente pour les 3000 places offertes cette année au concours de professeur des écoles ; 21 000 contre 38000 l’an passé pour les 8 600 postes du second degré (agré-gation comprise). La faiblesse du vivier s’avère particu-lièrement préoccupante dans les disciplines scientifiques, au risque de voir ressurgir les difficultés de recrutement rencontrées dans les années quatre-vingt.

Même avec cette situation, la fédération UNSA Éducation et ses syndicats nationaux continuent à considérer qu’il est inacceptable d’abandonner les non-admissibles à leur sort, sans alternative crédible, sans perspective réelle de débouchés.

Si des corrections ne sont pas apportées rapidement le pire est devant nous. L’urgence est sans nul doute de revoir les modalités de fonctionnement de l’année « de stage », mais cela sera insuffisant tout comme la seule incantation-alibi à « une autre réforme » dont les con-tours ne seraient pas clairement définis.

C’est pourquoi la fédération UNSA Éducation et ses syndicats nationaux mettent la dernière touche au projet alternatif et cohérent qu’ils entendent porter. Le choix est clair aujourd’hui : ou bien cette prétendue mastérisation se poursuivra, et aux difficultés d’aujourd’hui succèdera une catastrophe demain ; ou bien une remise en cause fondamentale permettra le plus rapidement possible de mettre en place un système fondé sur l’alternance professionnelle indispensable pour mieux former les enseignants dans l’intérêt premier de leurs élèves.

 

 

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Publié dans Education

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