Education: Les infos syndicales de la semaine

Publié le par unsa-education-marne.over-blog.org

Unsa Education

 

 Voeux de Nicolas Sarkozy au monde de l’éducation : les réactions de Patrick Gonthier

Interviews de France Info et Europe1.

Dépêche AEF du 5 janvier 2012

 

« Ce discours est une plate-forme électoraliste, Nicolas Sarkozy ayant flatté ceux qui veulent plus d'autorité, ceux qui veulent du changement mais aussi ceux qui n'en veulent pas… Avec en sus une dose d'autosatisfaction sur les réformes en cours », relève Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Éducation, interrogé par AEF jeudi 5 janvier 2012, à l'issue du discours de vœux aux acteurs de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche, prononcé par le président de la République depuis le Futuroscope de Poitiers (Vienne). « La feuille de route est déjà déroulée pour le futur ministre de l'Éducation nationale. C'est comme si les mesures étaient arrêtées et qu'il n'y avait pas d'espace pour la discussion. Pour lui, il est acquis que les enseignants travailleront plus. » Le chef de l'État a notamment indiqué que « la priorité est de redéfinir le métier enseignant » avec « des contreparties » : une « rémunération augmentée et des conditions de travail différentes ».

« Je retiens d'abord que le président de la République ne remet pas en cause les suppressions de postes et le non-renouvellement d'un départ à la retraite sur deux », commente Patrick Gonthier. « Nicolas Sarkozy lie les suppressions de postes à une éventuelle revalorisation. Mais la redéfinition des missions évoquée reste un peu floue. Il s'agirait de rester plus longtemps dans l'établissement dans un environnement modifié, notamment avec des bureaux pour que les enseignants reçoivent élèves et familles », poursuit-il. « La grande absente dans ce discours c'est la notion de concertation et du dialogue social. »

Sur le collège et l'individualisation des parcours, Nicolas Sarkozy « a été moins abrupt qu'il a pu l'être dans le passé », selon Patrick Gonthier. « Il a cherché à rassurer d'autres parties de l'électorat en évoquant la 'continuité entre école et collège. En revanche, dire que 'le collège actuel prépare exclusivement à l'enseignement général' révèle une certaine méconnaissance puisque tel n'est pas le cas », nuance le secrétaire général de l'Unsa-Éducation.

 

sudouest.fr

 

Nicolas Sarkozy, qui doit présenter ses voeux aux personnels de l'Education Nationale, ce mercredi matin à Poitiers, réussira-t-il à redorer son blason auprès des enseignants? Rien n’est moins sûr. « C’est un peu une heure de vérité qu’on attend », résume Patrick Gonthier, le secrétaire général de l’Unsa éducation. « La situation est grave parce que la dégradation continue. Le président de la République a fait beaucoup de promesses. Il a fait une lettre aux éducateurs. Il a dit qu’il allait payer plus les enseignants et ils n’ont pas vu ces salaires en plus.il a dit qu’il allait sanctuariser l’école, ce n’est pas vrai. ». Et d’asséner : « Le gouvernement et le président de la République ne veulent pas du bien à l’école. »

Des mots durs qu’il assume pleinement : « Oui, ce sont des paroles dures. Parce que, explique-t-il, on arrive à plus de 60 000 suppressions de postes depuis cinq ans. Les réseaux d’aide aux élèves en difficulté ont été supprimés. La scolarisation en maternelle des enfants de deux ans est en régression. Il y a des tensions importantes, des tensions très lourdes et aujourd’hui, on n’a pas un discours positifs sur l’école. »

« Qu’est-ce que dit le ministre M. Chatel, interroge-t-il ? Qu’est-ce que dit le président de la République ? Que l’école peut supporter encore des suppressions de postes dans les années à venir. Ca provoque angoisse, inquiétude et forcément mécontentement ».

 

 logo SE

 Communiqué de presse du SE/UNSA

Voeux présidentiels :

l’École de la République désarticulée

Lors de ses vœux au monde de l’Education, le Président de la République vient de tracer les contours précis du projet pour l’École que portera le candidat Sarkozy dans la campagne des présidentielles.

Durant ce quinquennat, il aura, par touches successives, entamé une transformation en profondeur de notre système éducatif : suppression de la carte scolaire, dynamitage de la formation des enseignants, asphyxie des RA-SED, recrutement des personnels par les chefs d’établissements en zone ÉCLAIR, volonté de mettre en place un système d’évaluation injuste et inefficace…

Il annonce aujourd’hui la poursuite de sa politique d’étouffement budgétaire. Il la couple à une vision libérale et rétrograde dans laquelle le collège deviendrait une machine à exclure. Là où il faudrait lutter contre la difficulté scolaire, c’est une orientation sans issue qui est proposée.

Quant à l’autonomie accrue des établissements, présentée comme le moyen de restaurer l’autorité des enseignants, elle est, de fait, prétexte à une mise en concurrence dévastatrice pour la cohésion sociale. D’un coté les « classe affaire », de l’autre les établissements « low cost ».

Cerise sur la galette, le Président de la République annonce « une augmentation considérable de la rémunération des enseignants », oubliant qu’il en avait pris l’engagement dans sa « lettre aux éducateurs » de 2007 »… et que les personnels attendent toujours !

Pour le SE-Unsa, ce projet ne peut être celui de l’École de la République. Il formule le vœu que l’Education reste un droit garanti par l’État et un investissement indispensable pour la Nation qui doit y consacrer des emplois et un budget conséquent. La cohésion sociale et l’avenir du pays sont à ce prix.

 

 SNIES

 Communiqué de presse du SNIES

Les infirmeries scolaires fermées le mercredi-Seules les urgences seront assurées

A ce jour, les 7700 professionnels de santé de l’Éducation nationale ne bénéficient toujours pas de la revalorisation catégorielle à l’instar des infirmières de la Fonction publique hospitalière. Ce retard affecte l’équité de carrière pour un diplôme identique et affaiblit l’attractivité de l’exercice infirmier à l’Éducation nationale. Pour la Fonction publique hospitalière, le décret est effectif depuis décembre 2010.

Après quatre manifestations à Paris, nous ne croyons plus au dialogue social. En effet, le SNIES UNSA Éducation, syndicat représentatif de la profession n’est pas satisfait des propositions faites par M. Sauvadet, ministre de la Fonction publique. Il nous propose un déroulement de carrière et une grille indiciaire très inférieure à nos collègues hospitalières. Notre profession à l’Éducation nationale n’est pas reconnue, voire méprisée par ce gouvernement.

Depuis le 4 janvier 2011 le SNIES UNSA Éducation a sollicité des audiences. De nombreux recteurs ont répondu favorablement et ont été sensibilisés aux argumentations des représentants syndicaux.

Le mercredi, les infirmeries scolaires n’ouvriront leurs portes que pour les urgences. Les infirmières manifestent ainsi leur mécontentement. Les infirmières sont dans l’action, le SNIES UNSA Éducation se félicite de l’engouement que génère notre démarche.

 

    A&I

A et I – UNSA

 

Ministère de l’Education Nationale, de la Jeunesse, de la Vie Associative

Budget 2012

Postes Administratifs : La saignée continue – Il faut que ça change !

 

Le Secrétaire Général du Ministère a présenté au Comité Technique Ministériel du 4 janvier 2012 le cadrage national concernant la répartition des moyens administratifs à la rentrée scolaire 2012.

 

Le gouvernement persiste : L’Assemblée Nationale a voté le PLF 2012, malgré le refus du Sénat. Il y aura donc 14 280 suppressions de postes à l’Education Nationale, dont 400 postes de personnels administratifs.

Ces suppressions s’ajoutent à celles subies depuis 2004. Sur la période « 2004-2012 », les gouvernements successifs auront dont supprimé 5796 postes administratifs, soit 11,6% des emplois. Il s’agit d’un vrai plan social !

 

La cure d’amaigrissement se transforme en acharnement thérapeutique. On voudrait affaiblir durablement la qualité du service public d’éducation, on ne s’y prendrait pas autrement.

 

L’action syndicale « les administratifs tirent la sonnette d’alarme : l’administration de l’éducation est en danger », engagée au printemps 2011, a permis de limiter la casse. Les suppressions 2012 sont moins importantes que les années précédentes. Elles sont aussi inférieures aux prévisions initiales (1200 suppressions).

 

Le Syndicat A&I Unsa persiste : le dogmatisme est incompatible avec une politique au service des citoyens.

 

La « Régression Générale des Politiques Publiques (RGPP) appliquée par le gouvernement se traduit par :

- Un recul du service public,

- La dégradation des conditions de travail.

Du fait des suppressions d’emplois cumulées, la charge de travail de chaque agent s’alourdit. On ne compte plus le nombre d’heures supplémentaires, non compensées, non payées. La diminution drastique des budgets de fonctionnement crée des situations inacceptables : déplacements non remboursés, fournitures administratives inexistantes, systèmes d’informations inadaptés et déficients. Ce contexte génère au mieux une exaspération des personnels, au pire un mal-être dont le Ministre aurait tort de ne pas s’en inquiéter. La souffrance au travail constitue une réalité pour trop de collègues.

L’attachement et la contribution essentielle des personnels administratifs à la qualité du service public d’éducation sont régulièrement salués par les autorités. Ils ne résisteront pas longtemps à la conjonction de conditions de travail dégradés et à l’absence de reconnaissance professionnelle et financière.

 

Le Service Public est volontairement affaibli

L’Ecole Public est volontairement affaiblie

Les personnels sont volontairement déstabilisés

Il faut que ça change

 

 

 


Communiqué commun

UNSA Éducation, Confédération étudiante, Sgen-Cfdt, SOS Racisme

Mesures discriminatoires contre les étudiants étrangers: le gouvernement français persiste et signe !

Face à la mobilisation d’ampleur des étudiants, de la communauté universitaire et l’opinion publique française et internationale depuis des mois, seul le retrait pur et simple des deux mesures (Circulaire du 31 Mai, Décret du 6 septembre) qui pénalisent l’enseignement supérieur, l’innovation et l’économie française pouvait nous satisfaire. Pourtant, après la rencontre des trois Ministres Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand et Claude Guéant aujourd’hui mercredi 4 janvier, le gouvernement s’obstine dans sa logique discriminatoire.

Nous refusons le cas par cas

Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement Supérieur et chef de file de la droite sociale a annoncé que l’instruction donnée aux préfets ne concernera que les « étudiants à haut potentiel » c’est-à-dire les étudiants titulaires d’un Master 2 ou d’un doctorat.

Pour nous, cette solution n’est pas acceptable car : - elle renforce des discriminations entre étudiants (un étudiant diplômé d’une grande école de commerce comme HEC aurait ainsi plus de « potentiel» qu’un diplômé d’un IUT)

- cette logique n’apporte pas de réponse politique et ne fait que favoriser une fois de plus le clientélisme et les petits arrangements entre amis.

La circulaire du 31 mai 2011, le décret du 6 septembre 2011 (qui augmente arbitrairement les conditions de ressources exigées par les préfectures de 460 à 660 voire 770 euros par mois), et dernièrement la hausse exponentielle de la taxe pour le renouvellement des titres de séjour (pouvant passer de 70 à 300 euros) mettent en péril l’attractivité et l’ouverture internationale des Universités françaises, et à moyen terme le potentiel d’innovation de notre recherche et donc la croissance de notre économie dans des secteurs à fort besoin de main d’oeuvre qualifiée.

Pas de changement de cap : la mobilisation continue !

La révision du texte proposée par les trois Ministres fait croire à un assouplissement de la circulaire alors qu’elle ne fait que préciser et clarifier l’application du texte déjà existant. Par cette instruction, le gouvernement fait la démonstration de son refus catégorique de tout dialogue social avec les étudiants et les jeunes diplômés mobilisés et fait des propositions coupées de la réalité.

Depuis le début de la mobilisation, nous demandons à Laurent Wauquiez et au gouvernement de revoir la politique globale en direction des étudiants étrangers et de réunir les acteurs concernés pour enfin prendre des décisions politiques efficaces:

- mise en place de mesures globales et pérennes en direction des étudiants étrangers ;

- plus de transparence et de lisibilité quant aux critères d’attribution et d’obtention des titres de séjour ainsi que des changements de statut (d’étudiant à salarié).

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Publié dans Education

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