Dernières actualités UNSA Education
Au sommaire:
Budgets des universités: la mise en autonomie surveillée
Un plan de sauvetage de la santé scolaire
Infirmier(e)s de l’Education nationale: des propositions du ministre de la Fonction publique à revoir absolument
Budget de l’Education : 5 ans de cadeaux pour le privé
Évaluation des enseignants : l’UNSA Education écrit au ministre
Communiqué du réseau UNSA Universités (UNSA Education, A&I-UNSA, SNPTES-UNSA, Sup'Recherche-UNSA)
Budgets des universités: la mise en autonomie surveillée
Huit universités accusant deux déficits successifs vont être placées de fait sous la tutelle des recteurs et d’un « comité des pairs » issu de la Conférence des présidents d’université (CPU). Le réseau UNSA Universités (Fédération UNSA Éducation et ses syndicats nationaux A&I-UNSA, SNPTES-UNSA, SUP’RECHERCHE-UNSA) suivra avec une particulière attention la situation des huit universités mises de fait "en autonomie surveillée". Il s’appuiera notamment sur ses élus dans les nouveaux comités techniques des établissements où l’UNSA a tout récemment confirmé sa place de première organisation des personnels de l’Enseignement supérieur.
Le Réseau UNSA Universités s’opposera fermement à toute remise en cause de la qualité des formations universitaires et de la recherche dans ces établissements. Il combattra énergiquement toute mesure visant, dans quelque secteur que ce soit à licencier des non-titulaires, à substituer l’emploi précaire à l’emploi statutaire, à amputer le pouvoir d’achat, à dégrader les conditions de travail ou à remettre en cause les statuts relevant de la Fonction publique de l’État. Les personnels des universités ne sauraient être en effet les victimes expiatoires des insuffisances de la LRU ou d’une transition aux RCE (responsabilités et compétences élargies) insuffisamment compensée par l’État.
Communiqué du SNMSU
Un plan de sauvetage de la santé scolaire
Face à la grave situation dans laquelle se trouve la médecine scolaire déjà objectivée par la Cour des Comptes, le rapport approuvé par le Comité d'Evaluation et de Contrôle des politiques publiques présenté par les députés Martine Pinville et Bernard Godron propose un véritable plan cohérent et structuré de santé publique: une médecine scolaire renforcée au sein d'un système de prévention organisé autour de l'enfant.
Le SNMSU-UNSA Education adhère à ce projet qui exige la prise en compte des besoins à la fois éducatifs et sanitaires des enfants et adolescents à l'école, attribue enfin un budget dédié à la médecine scolaire et réorganise son pilotage au sein de l'Education nationale. Il est favorable au statut commun interministériel avec les médecins du travail et de santé publique, avec, comme le préconise le rapport, le respect des particularités de chaque exercice médical dans un cadre d'emploi selon le ministère employeur. Une dynamique d'emploi serait en effet ainsi créée pour l'ensemble des médecines préventives et de santé publique. Le SNMSU-UNSA Education relève l'affirmation de ce rapport selon laquelle "cette perspective ne doit nullement remettre en cause les améliorations indiciaires actuellement envisagées concernant les médecins scolaires, indispensables dans le contexte actuel mais qui ne sauraient constituer une réponse définitive au problème de fond posé".
Les idées sont bonnes, on attend les actes.
Communiqué commun SNIES UNSA Education / SNICS FSU
Infirmier(e)s de l’Education nationale: des propositions du ministre de la Fonction publique à revoir absolument
La quatrième action menée par les infirmier(e)s de l’éducation le 8 novembre dernier a permis d’obtenir qu’une délégation composée des secré-taires généraux de la FSU et de l’UNSA Education ainsi que du SNICS-FSU et du SNIES-UNSA soit reçue par le directeur de cabinet du ministre de la Fonction Publique.
Depuis plusieurs mois, nos deux organisations demandaient en vain, alors qu’elles sont représentatives de la profession à plus de 95% au ministère de l’Education nationale, à rencontrer le ministre de la Fonction Publique sur le dossier de la transposition de la catégorie A accordée aux infirmier(e)s de la Fonction Publique Hospitalière à celles de la Fonction Publique d'Etat.
Nous actons l’engagement du directeur de cabinet du ministre de l’intégration de toutes les infirmières de la Fonction Publique d'Etat dans la catégorie A, de l’ouverture des négociations dans la première semaine de décembre et de l’envoi des premiers projets de textes dans le courant de la semaine prochaine.
Cependant, les scénarios des grilles présentés par le directeur de cabinet sont totalement inacceptables car ils vont induire de grands retards de carrière. Certaines propositions vont limiter fortement la mobilité des infirmier(e)s entre les différentes fonctions publiques et traduisent, enfin, une dépréciation manifeste de l’exercice infirmier à l’Education nationale.
Les deux syndicats, avec leurs fédérations respectives, appellent tou(te)s les infirmier(e)s de l’Education nationale à rester vigilant(e)s et mobilisé(e)s. Ils sont déterminés à rentrer avec force dans les négociations pour une égalité de carrière des infirmier(e)s des 3 fonctions publiques.
Communiqué du CNAL (UNSA Education – SE-UNSA – FCPE – DDEN – Ligue de l’enseignement)
Budget de l’Education : 5 ans de cadeaux pour le privé
Le débat parlementaire sur le budget 2012 de l’Education nationale permet de vérifier la constance avec laquelle le gouvernement et quelques parlementaires zélés ont épargné et favorisé les écoles privées. La règle tacite des 20% de moyens accordés au privé, quand il s’agit des créations de postes, fond étrangement à 10% lorsqu’il s’agit de suppressions. Ainsi en 5 ans, quoiqu’elles en disent, les écoles privées n’auront rendu qu’environ 8000 emplois là où l’équité aurait exigé qu’elles en perdent le double.
Rien ne justifie cette clémence budgétaire. En effet, les chiffres de scolarisation dans les établissements privés sont restés remarquablement stables, contrairement aux allégations du Secrétaire général à l’enseignement catholique.
Le Service public et laïque d’éducation aura supporté l’essentiel des suppressions. Pour les organisa-ions du Cnal, cette situation injuste est insupportable. En cette période de crise de la dette publique, le Cnal appelle les parlementaires à faire, sans ambigüité, le choix de l’Ecole publique et à s’interroger sur la pertinence des 7 milliards que l’Etat octroie généreusement chaque année aux écoles privées, finançant ainsi une concurrence déloyale à l’École de la République.
Dans le même temps, Le Cnal condamne l’adoption de l’amendement « Censi » dans le cadre du budget de l'Enseignement supérieur. Cet amendement siphonne 2 millions d’euros de crédits initialement prévus pour le public pour les transférer aux "crédits de l'enseignement supérieur privé associatif", favorisant ainsi les instituts catholiques.
Enfin, le Cnal n’accepte pas que les écoles privées soient présentées comme le modèle idéal permettant d’améliorer notre système éducatif. La concurrence exacerbée, l’encouragement du consumérisme scolaire, comme le caractère propre et les pratiques managériales de ces établissements ne peuvent en aucun cas être des références. C’est le contraire du service public. Il faut aider, encourager et promouvoir l’École publique pour qu’elle réalise son ambition citoyenne et humaniste.
Évaluation des enseignants : l’UNSA Education écrit au ministre
Le secrétaire général de l'UNSA Education vient d'adresser une lettre au ministre de l'Education nationale concernant l'évaluation des enseignants.
Pour la fédération, les actuels projets de textes ministériels ne constituent pas une base acceptable de discussion.
Une véritable négociation doit être ouverte dans une approche renouvelée de l’évaluation.
Breves 11-12 046 PJ Lettre UNSA Éducation 16-11-2011